Justice fiscale = justice sociale!

Date de publication: 
01/12/2010

L’impôt et la fiscalité comptent parmi les débats les plus vifs et les mesures les plus critiquées.

Pourtant, quelles que soient les opinions sur le sujet, il apparaît que, très souvent, l’impôt est méconnu : ses raisons d’être, ses mécanismes, son calcul, son utilité… et surtout, ses enjeux pour la société dans laquelle nous vivons.

Et oui, toutes et tous, nous payons des impôts et pourtant nous ignorons souvent à quoi ils servent.

Pour pouvoir critiquer, il faut d’abord connaître, cette brochure tente de répondre aux critiques les plus répandues. Celles-ci ont été relevées à l’occasion de formations sur la fiscalité données depuis plusieurs années auprès d’un public de salariés (secteur privé). Ces formations d’un jour sur le sens de l’impôt commencent toujours par un tour de table. Chaque participant est invité à dire ce qu’il sait de l’impôt, ce qu’il en entend dire, à poser des questions et à partager son opinion.

Ces propos de tour de table, les voici, avec les mêmes mots… Les « plus anciens » des participants s’y reconnaîtront peut-être. Votre opinion a-t-elle changé depuis ? À d’autres, nous ôterons peut-être les mots de la bouche… Tant mieux.

Voici des tentatives de réponses, des faits. Voici quelques chiffres, il en faut bien, puisque nous parlons d’argent. Voici aussi des points de vue afin d’alimenter la critique de manière constructive et fondée. Car critiquer sans savoir, n’est-ce pas seulement râler ?

L'extrême droite

Date de publication: 
01/05/2008

L’extrême droite fait peur. Ses militants affichent sans vergogne des idées de haine, d’exclusion et méprisent ceux et celles qui veulent lui apporter la contradiction. La pensée d’extrême droite est une pensée unique qui ne tolère qu’une population soumise et fidèle à ses imprécations.

Le modèle qu’elle véhicule est profondément antidémocratique. Il prend pour cible privilégiée les forces progressistes, dont le mouvement syndical. Ce dernier s’est construit comme contre-pouvoir afin d’imposer des droits politiques, sociaux et économiques pour le monde du travail alors que les classes dominantes niaient la condition des travailleurs. L’extrême droite y voit une des sources du mal. Elle ne voit le salut qu’au travers d’une communauté nationale entièrement dévouée à la gloire d’une patrie incarnée par un Etat fort et par son chef.

Parce que l’extrême droite prend pour cibles les mouvements sociaux et singulièrement les organisations syndicales, parce qu’elle provoque l’adhésion dans des couches sociales qui ont tout à perdre de sa présence, la lutte contre l’extrême droite est plus que jamais d’actualité.

Aujourd’hui, l’extrême droite séduit des secteurs importants de la société. Elle a conquis une place durable dans le paysage politique belge et international. Sa sphère d’influence ne se limite pas à ses seuls électeurs et militants mais gagne d’importants secteurs de la société.

Fondamentalement, l’extrême droite est liée organiquement à certaines contradictions et crises propres aux sociétés capitalistes. Du moins, ces tensions sociales réactivent ou rendent fonctionnels les éléments archaïques véhiculés par l’extrême droite.

Ce travail tente modestement de contribuer au combat contre l’extrême droite. Car, afin de contrer ce courant social et politique, il est déterminant de pouvoir comprendre :

  • La pensée d'extrême droite dont le rayonnement dépasse sa seule sphère « militante ». Ses idées s’étendent dans des secteurs très larges de la société (sur la question de l’immigration et des demandeurs d’asile, par exemple). Elles lui permettent de disqualifier les modes de pensée et d’action des mouvements sociaux.
  • La politique d'extrême droite qui s'oppose et tente de détruire toute pensée progressistes
  • Les raisons du succès qu'elle rencontre et de l'adhésion qu'elle emporte dans de larges secteurs de la société.

Ce travail aborde successivement ces trois questions et interroge, à partir de cette analyse renouvelée de la pensée de l’extrême droite, les modes d’action pour lutter contre elle.

Le cauchemar américain

Date de publication: 
01/01/2008

Depuis 30 ans, les travailleurs et leurs organisations syndicales ont subi les feux nourris d’une entreprise de disqualification  de la part des médias, du monde patronal, du monde universitaire dans sa grande majorité et d’une grande partie du monde politique. Devant cette coalition des dominants, le syndicat reste un des seuls lieux de rassemblement et de défense possible des travailleurs . Dans un contexte où les conquêtes sociales subissent les attaques répétées d’une offensive néolibérale initiée il y a 30 ans, le rapport de force  que peuvent imposer les organisations syndicales est décisif.

Les politiques mises en oeuvre en Belgique et en Europe puisent pour une bonne part leurs inspirations chez les idéologues conservateurs américains. C’est pourquoi analyser la situation sociale des Etats-Unis et son évolution permet précisément d’appréhender :

  • Les fondements des politiques développées aujourd'hui dans notre pays et les moyens choisis, notamment médiatiques, pour les légitimer. Car les politiques sociales adoptées actuellement se basent sur des projets répressifs conçus et mis en oeuvre aux USA. Elles sanctionnent les allocataires sociaux ou les travailleurs victimes d’une restructuration et transforment les problèmes sociaux en questions de responsabilité individuelle.
  • Le visage du projet de politique des droites de plus en plus décomplexées qui gouvernent dans de nombreux pays et qui dirigent les grandes organisations internationales (OMC, OCDE, FMI…).
  • Les conséquences possibles d'une dégradation du rapport de force qui diminuerait la capacité d’intervention des organisations syndicales. En effet, aux USA, les syndicats sont marginaux au sein de la société. Ils ne représentent qu’une MINORITE  de travailleurs et ont une capacité d’intervention extrêmement faible. Ce qui a rendu plus aisée l’offensive ultralibérale lui permettant davantage d’imposer son projet politique.

Les 3 piliers de la marchandisation des pensions

Date de publication: 
01/11/2007

En 1994, la Banque mondiale énonce pour la première fois une théorie des pensions fondée sur trois piliers.

Reprise par l’OCDE et l’Union européenne, elle est construite à partir du présupposé que le vieillissement de la population rendra impossible le financement, au sein de la sécurité sociale, des régimes légaux de pension basés sur le principe de la répartition.

La démonstration est simple : les pensions des pensionnés d’aujourd’hui sont financées avec l’argent provenant des cotisations sociales que les travailleurs actifs versent à la sécurité sociale. Or, en raison notamment du « papy boom », il y a de moins en moins de travailleurs en âge de travailler et de plus en plus de pensionnés. Cette évolution démographique, qui s’accentue, menacerait la viabilité financière des régimes légaux de pension.

Face à ce constat, la théorie des 3 piliers de pension met en avant la nécessité pour les travailleurs de compléter la pension légale par une pension complémentaire constituée à titre privé au cours de la vie active dans des systèmes de capitalisation (Fonds de pension, assurances de groupe, épargnes individuelles et assurances-vie).

Cette approche relève d’une vision idéologique d’autant plus dangereuse qu’elle procède d’une grande cohérence interne. Elle s’appuie sur une conception du vieillissement de la population systématiquement présenté comme une catastrophe économique alors qu’il est d’abord le fruit d’une amélioration générale des conditions de vie et de travail pour laquelle les travailleurs se sont battus.

Techniques de réunion

Date de publication: 
01/10/2007

Dans la vie syndicale et associative, conduire des réunions est affaire fréquente. Amener les groupes, quelles qu’en soient leurs composantes (groupe femmes, mixte, travailleurs sans emploi, immigrés, militants, délégués), à travailler collectivement, se mettre d'accord, prendre des décisions, résoudre des conflits, susciter et entretenir la participation est essentiel mais pas toujours évident.

Ces différentes fonctions relèvent de l'animation de groupe et permettent de mener une réunion dans de bonnes conditions. Cette brochure présentera différents éléments pour organiser vos réunions et vous permettre d’atteindre vos objectifs avec efficacité.

Les techniques et conseils proposés constituent une batterie d’informations utiles à connaître comme animateurs mais ne constituent pas un listing obligatoire.

Cette brochure ne reprend pas toutes les techniques d’animation, elle balise seulement les dispositifs minima nécessaires au bon déroulement des réunions.

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La santé? Un droit fondamental pour tous

Date de publication: 
01/03/2007

La présente publication s’inscrit dans le prolongement du colloque organisé le 1er décembre 2006 aux Moulins de Beez par le CEPAG sur le thème « La santé ? Un droit pour tous ! ». Placée sous le symbole de la lutte contre le sida, la journée a permis de partager l’expérience de divers acteurs de la solidarité, présents sur le terrain, de la santé sans être pour autant des professionnels du secteur médical.

En réunissant le CNCD 11.11.11, l’ONG Solidarité Socialiste, la coordination Sida-Assuétudes de la Province de Namur, les Mutualités socialistes, la FGTB et la FGTB wallonne, le CEPAG poursuivait deux objectifs :

  • Poser la question du droit à la santé en multipliant les portes d'entrée. Les contributions reprises ici abordent la question de l’accès aux médicaments, des systèmes de protection sociale et d’assurance collective, des liens entre la souveraineté alimentaire et la santé des populations, de l’impact de la dégradation de l’environnement sur la santé et enfin des rapports entre le monde du travail et les politiques de prévention et de lutte contre les grandes pandémies ;

  • Le second objectif était de réunir des acteurs francophones présents dans le sud et/ou qui développent des programmes d’éducation au développement mais qui n’ont pas souvent l’occasion de travailler ensemble. En les conviant à ce colloque, nous espérions rencontrer pleinement le souhait du Conseil Wallonie-Bruxelles de la coopération internationale (CWBCI) de voir les acteurs de la coopération francophone travailler davantage dans un esprit de synergie.

La télévision Cepag: un outil au service de la formation

Date de publication: 
01/11/2006

Les émissions télévisées produites, conçues et réalisées par le CEPAG s’inscrivent pleinement dans la démarche d’éducation permanente qui vise à l’émancipation (en affinant l’esprit critique), la sensibilisation, la conscientisation des travailleurs et des citoyens dans les matières sociales, économiques, environnementales politiques et culturelles.

Avant d’expliquer en quoi la démarche du CEPAG, dans le domaine des dossiers télévisuels, est spécifique et originale par rapport à la production télévisuelle actuelle, il convient de qualifier la télévision d’aujourd’hui.

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Flexibilité et organisation du travail

Date de publication: 
01/10/2006

On débat rarement des formes d’organisation du travail en terme politique.

Or, loin d’être rationnelles et neutres, elles répondent à des enjeux précis d’une grande actualité. La mobilisation des facteurs de production – terme qui désigne hommes et machines de manière indifférenciée – est déterminante en cette période d’exacerbation de la concurrence internationale et de financiarisation du capital. C’est en écho à cette réalité et à son caractère prétendument inéluctable que des techniques de plus en plus sophistiquées de disciplinarisation des salariés voient le jour.

Ces techniques se déploient et permettent l’accélération de la productivité en tentant de neutraliser les pratiques de résistance. En définitive, elles mettent à mal la démocratie sociale sur les lieux de travail.

Ce travail présente les différentes formes contemporaines d’organisation du travail et analyse ensuite l’impact de la financiarisation du capitalisme sur les conditions de travail. Il se poursuit par une réflexion quant auxconséquencesde ces modes d’organisation du travailsur les capacités de résistance des salariés et quant aurôle des politiques publiquesdans la précarisation des conditions de travail.

Cette logique dévastatrice imposée par les barons de la finance confronte le mouvement syndical à de nombreux défis. C’est pourquoi quelques pistes d’actions sont envisagées dans les conclusions.

 

Du piège à l'emploi au piège au salaire

Date de publication: 
01/09/2006

La notion « Pièges à l’emploi » est véhiculée comme si c’était une évidence, comme si le concept était largement accepté. Nous avons voulu regarder les choses d’un peu plus près.

Pour ce faire, le CEPAG a réalisé une étude en liaison avec la Commission wallonne des Travailleurs sans emploi.

Dans cette publication, nous présentons une synthèse de l’étude du CEPAG qui s’intitule « Des discours sur la compétitivité des entreprises… aux effets pervers sur les revenus des gens. Ce sont les emplois qui manquent ! Pas la volonté de travailler… ».

L’étude vise à analyser et à démystifier le concept des pièges financiers à l’emploi.

Pour la réaliser, le CEPAG s’est appuyé à la fois sur des données officielles, sur d’autres études et sur des expériences concrètes de recherche d’emploi.

Notre point de départ : l’étude des CPAS de 2005, les mesures gouvernementales en faveurs des bas salaires pour lutter contre les pièges à l’emploi, les montants des allocations de chômage selon les différentes catégories de chômeurs et le salaire mensuel minimum interprofessionnel garanti (SMMIG).

Des éléments tels que le manque d’emplois, les difficultés dans la recherche d’emploi, les conditions de travail, les conditions de rémunération, les problèmes de mobilité, la précarisation des conditions de travail, etc., ont été intégrées dans la réflexion.

Cela nous a permis d’élargir la notion de « Piège à l’emploi » en ne la réduisant pas à la seule dimension entre le salaire net et les allocations de chômage.

Cela nous a amenés à relativiser et à démonter des idées reçues. Les conclusions en fin d’étude débouchent sur un concept bien différent : celui de

Pièges au chômage et à la précarité !

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Le secteur de l'eau en Wallonie et le coût-vérité

Date de publication: 
01/12/2005

L’eau a ceci de paradoxal qu’elle est à la fois le bien le plus précieux et le bien le plus banal.

En effet, l’eau est à l’origine de toute vie et est indispensable à sa perpétuité : sans eau, un être humain ne peut survivre plus de deux ou trois jours !

Sous nos latitudes, quoi de plus naturel que d’ouvrir un robinet et de disposer d’eau à sa guise… pourtant, tout le monde sait à présent que l’eau n’est pas un bien inépuisable ; ceci est évident dans certaines contrées où l’eau est rare mais c’est également vrai chez nous : si l’eau y est disponible en grande quantité, le phénomène de rareté risque de concerner une eau de qualité propre à l’utilisation humaine.

Ce double constat place l’eau au coeur du débat démocratique puisque l’enjeu est bien celui de garantir un accès à une eau de qualité, en quantité suffisante à toute personne située sur le territoire. L’ensemble des coûts liés au cycle anthropique de l’eau, qu’il s’agisse des coûts de production, de distribution, de collecte et de traitement des eaux usées placent en même temps l’eau dans une logique de la production marchande susceptible d’aiguiser les appétits du secteur privé et financier : le cas de la France où l’ensemble du processus est concédé à deux grands groupes privés est éloquent de ce point de vue.

Le débat que cette brochure veut susciter traduit des objectifs fondamentaux de société : une garantie d’accès signifie que l’eau ne peut être l’objet d’une appropriation privée laquelle, par essence, exclut tout consommateur non solvable. Et le problème se pose avec d’autant plus d’acuité que les coûts réels d’exploitation connaissent une croissance importante.

Le contrôle public du secteur considéré selon tous ses segments est donc un objectif essentiel. Ce contrôle public est perpétuellement remis en cause, à commencer au niveau européen puisque la directive sur les services ne considérera pas la distribution d’eau comme un cas d’exception mais devrait être soumise aux règles du marché et de la concurrence.

En Région wallonne, l’essentiel du secteur est resté sous contrôle public. Le débat n’est toutefois pas clos. En effet, deux voies sont possibles : celle d’un financement par l’impôt et d’une mise à disposition de l’eau à l’ensemble de la population et celle de l’application du principe du pollueur- payeur.

Le choix opéré par la Région wallonne et par l’Europe est celui d’inscrire le secteur dans la seconde, une logique de coût-vérité et donc de faire supporter ces coûts par le consommateur. Ce choix permet sans aucun doute d’induire des comportements plus économes en termes d’utilisation de l’eau mais se rapproche d’une logique de marché en ce sens que les risques d’exclusion pour des catégories de personnes peu ou pas solvables sont bien présents. Dès lors, des mécanismes de régulation s’imposent d’un point de vue social.

On mesure bien que le secteur de l’eau est tout à fait emblématique de la problématique du développement durable puisqu’il pose les problèmes en termes économique, social et environnemental. C’est selon ces trois axes en interaction perpétuelle que cette étude veut s’appuyer en vue de fournir les éléments utiles à un débat pour une évolution du secteur de l’eau qui tienne compte d’objectifs égalitaires.

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