Bons d’Etat : 5 mesures pour mettre enfin les banques au service de l’intérêt général

C’est la finance qui dirige le monde. Elle contrôle l’épargne des citoyens et les systèmes de paiement. Elle est propriétaire des grands médias de communication. Dans ce contexte, rien d’étonnant à ce qu’« à la fin, ce soit la banque qui gagne ». La façon dont le gouvernement belge s’est couché face aux banques dans le dossier des bons d’État n’est qu’un exemple parmi d’autres. Mais bonne nouvelle, ce pouvoir et cette puissance ne sont pas tombés du ciel. Ils ont été sciemment concédés par les gouvernements. Il est donc parfaitement possible de les reprendre.

Bons d’Etat : 5 solutions pour mettre fin à des aberrations du système bancaire

Dans son édito du 26 août 2024, L’Écho titrait : « Bon d’État : et à la fin, c’est l’épargnant qui gagne ». En réalité, dans cette histoire, ce n’est pas l’épargnant qui a gagné, mais bien, une fois de plus, la banque. Pour que cela change, pour que les banques redeviennent des outils au service de l’humain et de l’économie réelle, des solutions existent et devraient être mises en œuvre.

Bons d’Etata : et à la fin, c’est la banque qui gagne

Début septembre 2023, l’État belge récoltait auprès des particuliers 22 milliards d’euros, en particulier grâce à l’émission d’un bon d’État à un an avec un rendement attractif. Les banques ont très peu apprécié, et n’ont pas manqué de le faire savoir. Elles ont alors fait pression pour qu’une telle opération ne se reproduise pas, et ce fut le cas. Un an plus tard, les banques voulaient absolument récupérer ces 22 milliards, ce qui fut également le cas.

Neuf mesures urgentes pour remettre les banques à leur place

Bien que ces théories soient encore enseignées dans la plupart des universités européennes, les grandes banques ne constituent plus aujourd’hui des intermédiaires entre les épargnants et les investisseurs afin de financer l’économie réelle. Au fur et à mesure des dérégulations des années 1980 et 1990, les banques sont devenues des institutions surpuissantes qui utilisent toutes les ressources à leur portée (dont l’épargne des particuliers) pour mener des activités financières hautement spéculatives, afin de générer un maximum de profits à court terme pour les actionnaires.