Bruxelles – Eté 2017 : de quoi la crise politique de l’été est-elle révélatrice pour les organisations syndicales ?
Si la tentative du CdH de renverser la majorité politique à Bruxelles a échoué, une étape a été franchie cet été, en Wallonie, avec la formation du nouveau gouvernement régional ‘orange-bleu’ : les majorités politiques du nord et du sud du pays s’unifient à droite et s’alignent sur un même projet néo-libéral.
Fiche d’actu CCB-Cepag n°4 : Crise économique et sociale : enjeux fédéraux et défis régionaux
Le constat est connu et incontestable : Bruxelles est une Région très prospère en termes de production de richesses mais de nombreux Bruxellois sont aujourd’hui fort pauvres en termes de revenus. Depuis la création, en 1989, de la Région de Bruxelles-Capitale, la population bruxelloise est passée du statut de « populationla plus riche du pays » à celui de « populationla plus pauvre » !
Analyse dans cette note…
Ceci n’est pas une reprise
Depuis quelques mois, en Belgique mais aussi en France et dans quelques autres pays européens, les dirigeants politiques et les grands médias affichent beaucoup d’optimisme : bien qu’encore timide, la reprise serait là. Bref, la crise serait enfin derrière nous.
CriseS: sous-produits d’un capitalisme qui va bien…
Les crises sont inhérentes au capitalisme, elles en sont le moteur d’évolution. En effet, loin du mirage idéaliste de la « main invisible » qui régulerait le marché par le biais de l’offre et la demande, les faits illustrent plutôt ce que Marx appelait la « tendance monopolistique du capital », c’est-à-dire sa concentration dans un nombre toujours plus restreint de mains, ce qui, aujourd’hui, se traduit par une détention des richesses par un nombre restreint d’actionnaires de multinationales.
Le capitalisme et ses crises
Quatre ans après le déclenchement de la crise financière, une question reste en suspens. Sommes-nous passés à deux doigts de l’effondrement du capitalisme ou sommes-nous à deux doigts de sa destruction ? Difficile de répondre, pour l’heure, à la question. Pour certains, le coup porté est fatal. Le capitalisme est touché dans ses fondements, définitivement. Il agonise, dans un état de mort clinique.
Un monde sans Wall Street?
En ces temps de crise et d’austérité, de nombreux citoyens oscillent entre deux sentiments, balancés entre l’indignation et la résignation. L’indignation et l’écœurement devant l’injustice des sacrifices imposés aux populations.
Contrer la grande régression
Ce texte entend disputer à la pensée dominante sa capacité à interpréter la crise du capitalisme, à mettre en exergue son entrain à convertir en opportunités de son expansion des circonstances de crise qu’il a produites et à dégager des perspectives alternatives.
Il propose de recueillir et d’analyser dans un premier temps les violences sociales dont rendent compte les délégués syndicaux et différents acteurs sociaux lorsqu’ils évoquent les crises (économique, financière, écologique, politique, etc.) et les difficultés d’y faire face.
La vraie crise reste à venir…
En 1954, l’économiste John Kenneth Galbraith se vit proposer d’écrire un livre sur la crise marchande la plus terrible du XXème siècle : le krach boursier de 1929. Intitulé La crise économique de 1929. Anatomie d’une catastrophe financière, le livre connut un important succès de librairie, les réimpressions se succédant les unes aux autres pendant plusieurs décennies.
Déréglementations financière: constats et propositions (inspiré de F. Lordon)
Dans son texte sur la crise, l’auteur se penche plus particulièrement sur la déréglementation des marchés financiers, un des principaux facteurs de la crise de 2008. Reprenant certains constats de Frédéric Lordon, il avance ensuite certaines propositions concrètes qui pourraient être mises en place rapidement pour enrayer la machine infernale. En guise de conclusion, il dresse un constat peu reluisant des accords de Bâle III, formidable occasion manquée de réformer le système financier.
La stratégie du « gros mot ». Ou comment répondre à la question : « Qui fait de l’idéologie ? »
Dans ce texte, la question de l’idéologie sur fond de crise est abordée. On y décortique les processus par lesquels on tente de ridiculiser ou décrédibiliser, bref délégitimer, le discours progressiste. Car le rapport de forces n’est pas qu’économique ou social. La lutte a également lieu sur le terrain des idées. Et, dans ce combat, les mots ont toute leur importance.