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Editions Aden (en coédition avec le Cepag), 138 pages, février 2013, 10,00 € (12,50 avec frais d'envoi)

Le travail est largement devenu intenable. Les récits des salarié(e)s indiquent une grave dégradation des conditions de travail alors que les emplois – devenus rares – ne constituent plus un rempart contre la précarisation.

À l’heure où le capitalisme est présenté comme une fatalité naturelle, se réapproprier le travail est un enjeu politique et démocratique. Les crises économique, écologique, sociale et politique soulignent plus que jamais la nécessité d’interroger quelles sont les activités utiles, qui en décide, qui les contrôle, quelles formes d’organisation sont mises en œuvre et dans quelles conditions elles s’exercent.

Ces questions engagent tous les membres de la société. Dans une logique démocratique, elles doivent être soumises à des délibérations collectives. Or, actuellement, ces problématiques sont privatisées. Ce sont principalement les acteurs dominants du marché capitaliste qui définissent le travail nécessaire à la valorisation de leurs capitaux.

Ce texte propose de remettre le travail au cœur des rapports de forces. Il analyse les fondements de l’organisation du travail sous le mode de production capitaliste. Il décortique ensuite leurs caractéristiques et identifient les dispositifs qui permettent un exercice du pouvoir despotique tant sur le travail que ses conditions et son organisation. Cette perspective sert de base à construire un positionnement critique qui vise à redéfinir les conditions d’un contre-pouvoir ayant pour projet la transformation politique et l’émancipation sociale.

Nicolas Latteur est formateur au CEPAG. Il s’intéresse particulièrement à l’analyse critique des formes d’organisation du travail et du capitalisme contemporain. Sa démarche se nourrit de nombreuses rencontres avec des travailleuses et des travailleurs de différents secteurs d’activités et des approches critiques issues de différentes disciplines (économie, sociologie, philosophie politique).

Préface par Matéo Alaluf, sociologue, Université Libre de Bruxelles

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