Tout le monde en parle et s’en revendique, même si son concept même peut faire débat. Y compris les formations profondément opposées à ses principes fondateurs, tels que l’égalité et la représentation démocratique.

Pourtant, la démocratie n’est pas un acquis intangible de nos sociétés. Elle se trouve régulièrement détournée, tronquée, voire attaquée frontalement par ses plus farouches adversaires, parmi lesquels les tenants d’un ultralibéralisme qui  ne se soucie que de son profit exclusif.

« Ah non ! Pas encore la Sixième Réforme de l’Etat ! Y’en a marre ! » Voilà un point de vue largement partagé par le citoyen. Mais comment pourrait-on lui en vouloir ?

Horaires hyper-flexibles, travail du dimanche, salaires insuffisants, précarisation…

Le secteur de la grande distribution reflète souvent le monde socio-économique voulu par un capitalisme aussi agressif que triomphant.

Parallèlement, les grands groupes investissent également les commerces de proximités tout en les asservissant.

De leur côté, les syndicats se battent pour réguler un secteur qui demeure malgré tout un gros pourvoyeur d’emplois.

Eternel dilemme…

Les Prépensionnés et Pensionnés de la FGTB wallonne et du Cepag ont des solutions.

Parmi celles-ci :

La Suisse se ferme à l’immigration, les partis nationalistes montrent du doigt l’étranger, les partis sociaux démocrates sont frileux à l’intégration autre qu’européenne.

À la veille d’élections, il est de bon ton de renforcer les discours populistes.

L’immigré serait la cause de toutes les misères sociales, de toutes les économies en déliquescence.

Les élus palabrent et se donnent contenance en contrôles, en règles, en sur-contrôles et en sur-règles, éjectant, expulsant à tout va ce qui fait tache dans le décor rassurant du néolibéralisme.

La précarité est devenue une caractéristique essentielle des conditions de travail d’aujourd’hui : peur de perdre son emploi, restructuration, menaces de délocalisation, sous-traitance, contrats temporaires, travail intenable, stress…

 Le syndicalisme du XXIème siècle est confronté à un enjeu majeur : celui de construire des formes de résistance adéquates à la nouvelle donne du travail précaire afin de peser sur les rapports sociaux qui le produisent.

"Compétitivité, que de crimes commis en ton nom..."

Le concept même n’est pas exempt d’ambiguïté et sert trop souvent à masquer une série d’orientations liées au capitalisme sauvage.

Avec l’austérité, sa compagne de route, la compétitivité est devenue à la fois un but ultime à atteindre et un justificatif aisé pour presser chaque jour des populations européennes et mondiales toujours davantage précarisées.

Pour aborder les différentes facettes de ce sujet brûlant :

« Tous les mêmes ! »  « Les extrêmes se rejoignent ! »

Qui n’a pas entendu de telles réflexions autour de lui ? Simples réflexions de « café du commerce » ? Peut-être mais…

Derrière ces propos anodins, se cache un brouillage des repères politiques dangereux pour la démocratie. Un brouillage parfois entretenu volontairement par celles et ceux qui veulent décrédibiliser toute alternative progressiste au capitalisme ambiant.

Le 9 décembre dernier, à Bruxelles, une action contre le "dumping social" a été menée à l'initiative de la Fédération européenne des travailleurs du bois et du bâtiment (FETBB). L'objectif? Dénoncer la directive européenne sur le détachement, le dumping social et l'esclavage des temps modernes qu'elle entraîne.

La notion de « vieillissement» a le vent en poupe. On en parle partout : dans les médias, dans la pub… L’Union européenne lui a dédié l’année 2012.

Même le monde politique s’y intéresse de près… Soutenu par certains « experts » en économie, celui-ci joue sur une forme de « peur » du vieillissement afin de remettre en question les mécanismes de solidarité et le principe de répartition des pensions légales.