La santé est un droit, non une marchandise ! Quels enjeux pour les personnes âgées ? (3ème édition actualisée)

Date de publication: 
01/12/2022
Auteur: 
Commission des Pensionnés et Prépensionnés du CEPAG

Cette brochure sur les enjeux du système de santé actuel pour les personnes âgées a été publiée en 2020. Mais la Covid-19 est passée par là… Et nous n’avons pu la présenter, ni la diffuser au moment de sa parution.
Les attaques contre le droit fondamental à la santé que nous énumérons dans cette publication sont plus que jamais d’actualité. Si nous nous focalisons sur la politique de santé du Gouvernement Michel (2014-2018), c’est que sa politique à l’encontre de notre système de santé publique constitue un cas d’école dans la remise en question d’une assurance « soins de santé solidarisée et instaurée au sein de la sécurité sociale. Le Gouvernement Michel a donné un coup d’accélérateur à la marchandisation de la santé qui dualise encore plus notre système de santé. Une dualisation qui se traduit par des soins de qualité à celles et ceux qui peuvent se les payer, et par la remise à plus tard de soins coûteux, pour les autres. Le développement d’une offre privée lucrative gangrène notre assurance maladie-invalidité et accentue une insécurité financière d’un nombre toujours plus grand de patients, dont beaucoup de personnes âgées.
La crise sanitaire et son impact sur les hôpitaux et les maisons de repos donnent un éclairage impitoyable sur les ravages de la marchandisation de la santé. L’absence de planification d’une offre médicale et paramédicale en soins de santé mais aussi la pénurie au niveau du personnel de santé, du nombre de lits en soins intensifs et du matériel de soins et de protection en a été la cruelle illustration : la marchandisation tue ! 
La brochure que vous avez entre les mains est une version actualisée, avec les chiffres et montants les plus récents.

Un autre regard sur les fonctions critiques et les métiers en pénurie

Date de publication: 
20/12/2021
Auteur: 
Cellule Lutte contre les Discriminations

Face aux difficultés d’embauche dans certains métiers, la droite et le patronat ne cessent de stigmatiser les demandeuses et demandeurs d’emploi : pas assez volontaires, pas assez motivés, pas bien formés…

Leur solution : davantage de contrôles et de sanctions !

Pourtant, à y regarder de plus près, ce ne sont pas les sans emploi qui manquent de motivation… Mais bien les entreprises !

La Cellule de lutte contre les discriminations de la FGTB wallonne et du CEPAG a analysé pas moins de 2.639 offres d’emploi publiées sur le site du Forem portant sur 14 fonctions critiques ou en pénurie.

Résultat ?

On constate un profond déséquilibre entre exigences des employeurs et les conditions de travail proposées. Pour des emplois tant recherchés et des exigences si pointues, la contrepartie patronale n’est clairement pas à la hauteur… Quelques exemples ?

  • 80% des offres d’emploi en boulangerie exige de l’expérience, ce qui exclut d’office les jeunes ainsi que les personnes en reconversion. Avec, à la clef, un contrat précaire dans 78% des cas !
  • 6 offres d’emploi de maçon sur 10 demandent de l’expérience contre des contrats précaires dans 77% des cas.
  • 70% des annonces d’aides-ménagères demande de posséder un véhicule personnel. Un comble quand on connaît les barèmes en vigueur dans ce secteur !
  • La référence au salaire ou au barème est, la plupart du temps, absente des offres d’emploi. C’est le cas pour 90% des offres pour le poste de comptable…
  • Très souvent, postuler doit obligatoirement se faire par mail, même pour des fonctions ne requérant aucune compétence en rédaction, informatique ou bureautique. C’est par exemple le cas pour 82% des offres pour des postes de conducteurs de cars.

On ne peut, dans le même temps, exiger une personne surqualifiée, motorisée, expérimentée et opérationnelle tout de suite ; ne proposer en contrepartie que des contrats précaires, des régimes flexibles et des salaires au rabais ; et venir ensuite se plaindre de manquer de personnel !

Cela n’empêche pas le MR de réclamer davantage de sanctions contre les sans-emploi ou de voir le travail obligatoire (dit « service communautaire ») d’être instauré en Flandre. Depuis 2015, la limitation dans le temps des allocations d’insertion a entraîné l’exclusion de 55.000 personnes, dont près de 35.000 en Wallonie (et une majorité de femmes)… Et, en 15 ans, les contrôles de disponibilité ont entraîné plus de 550.000 sanctions et exclusions, dont 300.000 en Wallonie. Pourtant, le nombre d’emplois non pourvus reste constant. La preuve de l’inefficacité des politiques d’exclusion mises en œuvre par le fédéral : la technique du bâton ne fonctionne pas…

C’est au contraire sur les incitants et le renforcement des conditions d’attractivité qu’il faut travailler pour sortir réellement les demandeuses et demandeurs d’emploi de la précarité et tendre vers plus de prospérité générale.

A découvrir ! "Peur de papier &... biens communs". Un court roman de Laurent D'altoe, formateur au CEPAG

Date de publication: 
09/01/2020
Auteur: 
Laurent D'Altoe

Peur de papier est un court roman, écrit en 2006 et remanié en 2019…

Si l’on considère que les biens communs sont des choses ou des services qui devraient appartenir à tous et, si possible, être gérés par la collectivité dans un but d’intérêts collectifs, on peut sans trop prendre de risque y inclure la culture au sens le plus large.

Dans ce cadre, offrir en lecture gratuite un petit roman sans prétention peut participer modestement à ce mouvement qui vise à la fois à lutter contre la privatisation de l’espace collectif et à favoriser l’émergence d’une société plus juste. Bonne lecture !

A découvrir en cliquant ici

Mémorandum de la plateforme d'Audit Citoyen de la Dette en Belgique en vue des élections fédérales et régionales de mai 2019

Date de publication: 
13/05/2019
Auteur: 
ACiDe - Audit Citoyen de la Dette

En vue des élections de mai 2019, la plateforme d’Audit Citoyen de la Dette en Belgique (plateforme ACiDe) entend placer la question de la dette au cœur du débat public. Cette question est centrale parce que la dette constitue un mécanisme permanent de transfert des richesses produites par 99 % de la population vers le 1 % le plus riche, mais aussi parce qu’elle sert de prétexte pour mener une offensive très dure contre les droits économiques et sociaux des citoyen.ne.s de notre pays.

Nous l’affirmons : la justice sociale et une transition écologique digne de ce nom seront impossibles à concrétiser si nos gouvernements persistent à se soumettre aux exigences des détenteurs de capitaux en général et des créanciers en particulier.

Une sortie de crise par le haut implique de réfléchir à des solutions crédibles pour alléger radicalement le poids de la dette et rompre avec les politiques d’austérité.

Bonne nouvelle : ces solutions existent. Nous en développons 9 pour le niveau fédéral et 5 pour le niveau régional

S’il est clair qu’il n’existe pas de solution miracle, nous sommes convaincus que les mouvements sociaux ainsi que nos représentants devraient débattre et tenir compte des revendications que nous développons dans ce mémorandum.

Bonne lecture !

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