Date de publication: 
01/01/2008

Depuis 30 ans, les travailleurs et leurs organisations syndicales ont subi les feux nourris d’une entreprise de disqualification  de la part des médias, du monde patronal, du monde universitaire dans sa grande majorité et d’une grande partie du monde politique. Devant cette coalition des dominants, le syndicat reste un des seuls lieux de rassemblement et de défense possible des travailleurs . Dans un contexte où les conquêtes sociales subissent les attaques répétées d’une offensive néolibérale initiée il y a 30 ans, le rapport de force  que peuvent imposer les organisations syndicales est décisif.

Les politiques mises en oeuvre en Belgique et en Europe puisent pour une bonne part leurs inspirations chez les idéologues conservateurs américains. C’est pourquoi analyser la situation sociale des Etats-Unis et son évolution permet précisément d’appréhender :

  • Les fondements des politiques développées aujourd'hui dans notre pays et les moyens choisis, notamment médiatiques, pour les légitimer. Car les politiques sociales adoptées actuellement se basent sur des projets répressifs conçus et mis en oeuvre aux USA. Elles sanctionnent les allocataires sociaux ou les travailleurs victimes d’une restructuration et transforment les problèmes sociaux en questions de responsabilité individuelle.
  • Le visage du projet de politique des droites de plus en plus décomplexées qui gouvernent dans de nombreux pays et qui dirigent les grandes organisations internationales (OMC, OCDE, FMI…).
  • Les conséquences possibles d'une dégradation du rapport de force qui diminuerait la capacité d’intervention des organisations syndicales. En effet, aux USA, les syndicats sont marginaux au sein de la société. Ils ne représentent qu’une MINORITE  de travailleurs et ont une capacité d’intervention extrêmement faible. Ce qui a rendu plus aisée l’offensive ultralibérale lui permettant davantage d’imposer son projet politique.