Date de publication: 
31/08/2015
Auteur: 
Laurent D'Altoe
Nombre de signes: 
14698

Si la formation a bien comme objectif l’apport et la confrontation d’informations, il va de soi que le savoir pour le savoir n’est pas porteur de grande émancipation collective.

Il doit se confronter aux diverses réalités et s’adapter à de multiples contextes.

C’est ce que nous appellerons la transférabilité, c’est-à-dire ce passage du « savoir brut » à de nombreuses variabilités liées aux réalités privées, professionnelles, culturelles, citoyennes, politiques…

La transférabilité est par essence le passage du savoir en laboratoire, le champ restreint de la formation aux savoirs en logiques collectives soit le champ du quotidien, des rapports sociaux, professionnels et culturels…

Par la transférabilité, l’action de l’apprentissage se projette dans le vécu des participants. Les savoirs glissent du concept de la théorie vers le concept de l’agir.

L’appropriation de nouvelles compétences repose sur la complexité des situations sur lesquelles viennent se confronter les savoirs. Plus la complexité sera riche et parlante pour le formé, plus la  capacité de celui-ci à transférer ses nouveaux savoirs et savoir-être sera  opérationnelle.

Réfléchir aux  passerelles qui permettront de démultiplier les effets en situation réelle est donc essentiel.