Outil pégagogique : "La Belgique et la Réforme de l'Etat : guide de survie"

Date de publication: 
21/03/2014
Auteur: 
Laurent D'Altoe
Nombre de signes: 
27348

« Ah non ! Pas encore la Sixième Réforme de l’Etat ! Y’en a marre ! » Voilà un point de vue largement partagé par le citoyen. Mais comment pourrait-on lui en vouloir ?

Entre juin 2010, date des dernières élections fédérales et l’été 2013, date de la sortie de la nouvelle Loi de Financement (pas de panique, on va vous expliquer de quoi il s’agit !), il n’y a pas eu un jour sans que les médias nous abreuvent de tel ou tel « transfert de compétences » ou autre « autonomie fiscale »… Sans compter le grand retour de personnalités religieuses, plus ou moins oubliées, telles que Saint Quentin ou encore Sainte Emilie.

Par un curieux raccourci médiatique et politique, peu ou pas d’explications compréhensibles furent données quant aux différentes étapes d’un processus de décentralisation qui fut institutionnellement enclenché il y a plus de 40 ans (ça aussi, on va vous en parler).

Il ne faut pas être grand constitutionnaliste pour comprendre qu’une Sixième Réforme en a nécessité cinq autres auparavant. Ces dernières également ne furent pas ou peu explicitées. Or, derrière une complexité réelle, des enjeux relativement lisibles sont à l’oeuvre. Les comprendre permet alors de ne plus considérer les grands changements institutionnels comme des évènements hors de la réalité mais bien comme des facteurs déterminants de notre quotidien. Allocations familiales, marché de l’emploi, soins de santé… touchent tout le monde.

Donc, la Sixième Réforme de l’Etat, vous n’y échapperez pas !

Cet outil pédagogique est un support aux travailleuses et travailleurs qui suivent la formation « 6ème Réforme de l’Etat » du CEPAG.

Justice fiscale = justice sociale!

Date de publication: 
01/12/2010

L’impôt et la fiscalité comptent parmi les débats les plus vifs et les mesures les plus critiquées.

Pourtant, quelles que soient les opinions sur le sujet, il apparaît que, très souvent, l’impôt est méconnu : ses raisons d’être, ses mécanismes, son calcul, son utilité… et surtout, ses enjeux pour la société dans laquelle nous vivons.

Et oui, toutes et tous, nous payons des impôts et pourtant nous ignorons souvent à quoi ils servent.

Pour pouvoir critiquer, il faut d’abord connaître, cette brochure tente de répondre aux critiques les plus répandues. Celles-ci ont été relevées à l’occasion de formations sur la fiscalité données depuis plusieurs années auprès d’un public de salariés (secteur privé). Ces formations d’un jour sur le sens de l’impôt commencent toujours par un tour de table. Chaque participant est invité à dire ce qu’il sait de l’impôt, ce qu’il en entend dire, à poser des questions et à partager son opinion.

Ces propos de tour de table, les voici, avec les mêmes mots… Les « plus anciens » des participants s’y reconnaîtront peut-être. Votre opinion a-t-elle changé depuis ? À d’autres, nous ôterons peut-être les mots de la bouche… Tant mieux.

Voici des tentatives de réponses, des faits. Voici quelques chiffres, il en faut bien, puisque nous parlons d’argent. Voici aussi des points de vue afin d’alimenter la critique de manière constructive et fondée. Car critiquer sans savoir, n’est-ce pas seulement râler ?

L'extrême droite

Date de publication: 
01/05/2008

L’extrême droite fait peur. Ses militants affichent sans vergogne des idées de haine, d’exclusion et méprisent ceux et celles qui veulent lui apporter la contradiction. La pensée d’extrême droite est une pensée unique qui ne tolère qu’une population soumise et fidèle à ses imprécations.

Le modèle qu’elle véhicule est profondément antidémocratique. Il prend pour cible privilégiée les forces progressistes, dont le mouvement syndical. Ce dernier s’est construit comme contre-pouvoir afin d’imposer des droits politiques, sociaux et économiques pour le monde du travail alors que les classes dominantes niaient la condition des travailleurs. L’extrême droite y voit une des sources du mal. Elle ne voit le salut qu’au travers d’une communauté nationale entièrement dévouée à la gloire d’une patrie incarnée par un Etat fort et par son chef.

Parce que l’extrême droite prend pour cibles les mouvements sociaux et singulièrement les organisations syndicales, parce qu’elle provoque l’adhésion dans des couches sociales qui ont tout à perdre de sa présence, la lutte contre l’extrême droite est plus que jamais d’actualité.

Aujourd’hui, l’extrême droite séduit des secteurs importants de la société. Elle a conquis une place durable dans le paysage politique belge et international. Sa sphère d’influence ne se limite pas à ses seuls électeurs et militants mais gagne d’importants secteurs de la société.

Fondamentalement, l’extrême droite est liée organiquement à certaines contradictions et crises propres aux sociétés capitalistes. Du moins, ces tensions sociales réactivent ou rendent fonctionnels les éléments archaïques véhiculés par l’extrême droite.

Ce travail tente modestement de contribuer au combat contre l’extrême droite. Car, afin de contrer ce courant social et politique, il est déterminant de pouvoir comprendre :

  • La pensée d'extrême droite dont le rayonnement dépasse sa seule sphère « militante ». Ses idées s’étendent dans des secteurs très larges de la société (sur la question de l’immigration et des demandeurs d’asile, par exemple). Elles lui permettent de disqualifier les modes de pensée et d’action des mouvements sociaux.
  • La politique d'extrême droite qui s'oppose et tente de détruire toute pensée progressistes
  • Les raisons du succès qu'elle rencontre et de l'adhésion qu'elle emporte dans de larges secteurs de la société.

Ce travail aborde successivement ces trois questions et interroge, à partir de cette analyse renouvelée de la pensée de l’extrême droite, les modes d’action pour lutter contre elle.

Le cauchemar américain

Date de publication: 
01/01/2008

Depuis 30 ans, les travailleurs et leurs organisations syndicales ont subi les feux nourris d’une entreprise de disqualification  de la part des médias, du monde patronal, du monde universitaire dans sa grande majorité et d’une grande partie du monde politique. Devant cette coalition des dominants, le syndicat reste un des seuls lieux de rassemblement et de défense possible des travailleurs . Dans un contexte où les conquêtes sociales subissent les attaques répétées d’une offensive néolibérale initiée il y a 30 ans, le rapport de force  que peuvent imposer les organisations syndicales est décisif.

Les politiques mises en oeuvre en Belgique et en Europe puisent pour une bonne part leurs inspirations chez les idéologues conservateurs américains. C’est pourquoi analyser la situation sociale des Etats-Unis et son évolution permet précisément d’appréhender :

  • Les fondements des politiques développées aujourd'hui dans notre pays et les moyens choisis, notamment médiatiques, pour les légitimer. Car les politiques sociales adoptées actuellement se basent sur des projets répressifs conçus et mis en oeuvre aux USA. Elles sanctionnent les allocataires sociaux ou les travailleurs victimes d’une restructuration et transforment les problèmes sociaux en questions de responsabilité individuelle.
  • Le visage du projet de politique des droites de plus en plus décomplexées qui gouvernent dans de nombreux pays et qui dirigent les grandes organisations internationales (OMC, OCDE, FMI…).
  • Les conséquences possibles d'une dégradation du rapport de force qui diminuerait la capacité d’intervention des organisations syndicales. En effet, aux USA, les syndicats sont marginaux au sein de la société. Ils ne représentent qu’une MINORITE  de travailleurs et ont une capacité d’intervention extrêmement faible. Ce qui a rendu plus aisée l’offensive ultralibérale lui permettant davantage d’imposer son projet politique.

Les 3 piliers de la marchandisation des pensions

Date de publication: 
01/11/2007

En 1994, la Banque mondiale énonce pour la première fois une théorie des pensions fondée sur trois piliers.

Reprise par l’OCDE et l’Union européenne, elle est construite à partir du présupposé que le vieillissement de la population rendra impossible le financement, au sein de la sécurité sociale, des régimes légaux de pension basés sur le principe de la répartition.

La démonstration est simple : les pensions des pensionnés d’aujourd’hui sont financées avec l’argent provenant des cotisations sociales que les travailleurs actifs versent à la sécurité sociale. Or, en raison notamment du « papy boom », il y a de moins en moins de travailleurs en âge de travailler et de plus en plus de pensionnés. Cette évolution démographique, qui s’accentue, menacerait la viabilité financière des régimes légaux de pension.

Face à ce constat, la théorie des 3 piliers de pension met en avant la nécessité pour les travailleurs de compléter la pension légale par une pension complémentaire constituée à titre privé au cours de la vie active dans des systèmes de capitalisation (Fonds de pension, assurances de groupe, épargnes individuelles et assurances-vie).

Cette approche relève d’une vision idéologique d’autant plus dangereuse qu’elle procède d’une grande cohérence interne. Elle s’appuie sur une conception du vieillissement de la population systématiquement présenté comme une catastrophe économique alors qu’il est d’abord le fruit d’une amélioration générale des conditions de vie et de travail pour laquelle les travailleurs se sont battus.

Techniques de réunion

Date de publication: 
01/10/2007

Dans la vie syndicale et associative, conduire des réunions est affaire fréquente. Amener les groupes, quelles qu’en soient leurs composantes (groupe femmes, mixte, travailleurs sans emploi, immigrés, militants, délégués), à travailler collectivement, se mettre d'accord, prendre des décisions, résoudre des conflits, susciter et entretenir la participation est essentiel mais pas toujours évident.

Ces différentes fonctions relèvent de l'animation de groupe et permettent de mener une réunion dans de bonnes conditions. Cette brochure présentera différents éléments pour organiser vos réunions et vous permettre d’atteindre vos objectifs avec efficacité.

Les techniques et conseils proposés constituent une batterie d’informations utiles à connaître comme animateurs mais ne constituent pas un listing obligatoire.

Cette brochure ne reprend pas toutes les techniques d’animation, elle balise seulement les dispositifs minima nécessaires au bon déroulement des réunions.

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La santé? Un droit fondamental pour tous

Date de publication: 
01/03/2007

La présente publication s’inscrit dans le prolongement du colloque organisé le 1er décembre 2006 aux Moulins de Beez par le CEPAG sur le thème « La santé ? Un droit pour tous ! ». Placée sous le symbole de la lutte contre le sida, la journée a permis de partager l’expérience de divers acteurs de la solidarité, présents sur le terrain, de la santé sans être pour autant des professionnels du secteur médical.

En réunissant le CNCD 11.11.11, l’ONG Solidarité Socialiste, la coordination Sida-Assuétudes de la Province de Namur, les Mutualités socialistes, la FGTB et la FGTB wallonne, le CEPAG poursuivait deux objectifs :

  • Poser la question du droit à la santé en multipliant les portes d'entrée. Les contributions reprises ici abordent la question de l’accès aux médicaments, des systèmes de protection sociale et d’assurance collective, des liens entre la souveraineté alimentaire et la santé des populations, de l’impact de la dégradation de l’environnement sur la santé et enfin des rapports entre le monde du travail et les politiques de prévention et de lutte contre les grandes pandémies ;

  • Le second objectif était de réunir des acteurs francophones présents dans le sud et/ou qui développent des programmes d’éducation au développement mais qui n’ont pas souvent l’occasion de travailler ensemble. En les conviant à ce colloque, nous espérions rencontrer pleinement le souhait du Conseil Wallonie-Bruxelles de la coopération internationale (CWBCI) de voir les acteurs de la coopération francophone travailler davantage dans un esprit de synergie.

La télévision Cepag: un outil au service de la formation

Date de publication: 
01/11/2006

Les émissions télévisées produites, conçues et réalisées par le CEPAG s’inscrivent pleinement dans la démarche d’éducation permanente qui vise à l’émancipation (en affinant l’esprit critique), la sensibilisation, la conscientisation des travailleurs et des citoyens dans les matières sociales, économiques, environnementales politiques et culturelles.

Avant d’expliquer en quoi la démarche du CEPAG, dans le domaine des dossiers télévisuels, est spécifique et originale par rapport à la production télévisuelle actuelle, il convient de qualifier la télévision d’aujourd’hui.

A télécharger: 

Flexibilité et organisation du travail

Date de publication: 
01/10/2006

On débat rarement des formes d’organisation du travail en terme politique.

Or, loin d’être rationnelles et neutres, elles répondent à des enjeux précis d’une grande actualité. La mobilisation des facteurs de production – terme qui désigne hommes et machines de manière indifférenciée – est déterminante en cette période d’exacerbation de la concurrence internationale et de financiarisation du capital. C’est en écho à cette réalité et à son caractère prétendument inéluctable que des techniques de plus en plus sophistiquées de disciplinarisation des salariés voient le jour.

Ces techniques se déploient et permettent l’accélération de la productivité en tentant de neutraliser les pratiques de résistance. En définitive, elles mettent à mal la démocratie sociale sur les lieux de travail.

Ce travail présente les différentes formes contemporaines d’organisation du travail et analyse ensuite l’impact de la financiarisation du capitalisme sur les conditions de travail. Il se poursuit par une réflexion quant auxconséquencesde ces modes d’organisation du travailsur les capacités de résistance des salariés et quant aurôle des politiques publiquesdans la précarisation des conditions de travail.

Cette logique dévastatrice imposée par les barons de la finance confronte le mouvement syndical à de nombreux défis. C’est pourquoi quelques pistes d’actions sont envisagées dans les conclusions.