Du piège à l'emploi au piège au salaire

Date de publication: 
01/09/2006

La notion « Pièges à l’emploi » est véhiculée comme si c’était une évidence, comme si le concept était largement accepté. Nous avons voulu regarder les choses d’un peu plus près.

Pour ce faire, le CEPAG a réalisé une étude en liaison avec la Commission wallonne des Travailleurs sans emploi.

Dans cette publication, nous présentons une synthèse de l’étude du CEPAG qui s’intitule « Des discours sur la compétitivité des entreprises… aux effets pervers sur les revenus des gens. Ce sont les emplois qui manquent ! Pas la volonté de travailler… ».

L’étude vise à analyser et à démystifier le concept des pièges financiers à l’emploi.

Pour la réaliser, le CEPAG s’est appuyé à la fois sur des données officielles, sur d’autres études et sur des expériences concrètes de recherche d’emploi.

Notre point de départ : l’étude des CPAS de 2005, les mesures gouvernementales en faveurs des bas salaires pour lutter contre les pièges à l’emploi, les montants des allocations de chômage selon les différentes catégories de chômeurs et le salaire mensuel minimum interprofessionnel garanti (SMMIG).

Des éléments tels que le manque d’emplois, les difficultés dans la recherche d’emploi, les conditions de travail, les conditions de rémunération, les problèmes de mobilité, la précarisation des conditions de travail, etc., ont été intégrées dans la réflexion.

Cela nous a permis d’élargir la notion de « Piège à l’emploi » en ne la réduisant pas à la seule dimension entre le salaire net et les allocations de chômage.

Cela nous a amenés à relativiser et à démonter des idées reçues. Les conclusions en fin d’étude débouchent sur un concept bien différent : celui de

Pièges au chômage et à la précarité !

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Le secteur de l'eau en Wallonie et le coût-vérité

Date de publication: 
01/12/2005

L’eau a ceci de paradoxal qu’elle est à la fois le bien le plus précieux et le bien le plus banal.

En effet, l’eau est à l’origine de toute vie et est indispensable à sa perpétuité : sans eau, un être humain ne peut survivre plus de deux ou trois jours !

Sous nos latitudes, quoi de plus naturel que d’ouvrir un robinet et de disposer d’eau à sa guise… pourtant, tout le monde sait à présent que l’eau n’est pas un bien inépuisable ; ceci est évident dans certaines contrées où l’eau est rare mais c’est également vrai chez nous : si l’eau y est disponible en grande quantité, le phénomène de rareté risque de concerner une eau de qualité propre à l’utilisation humaine.

Ce double constat place l’eau au coeur du débat démocratique puisque l’enjeu est bien celui de garantir un accès à une eau de qualité, en quantité suffisante à toute personne située sur le territoire. L’ensemble des coûts liés au cycle anthropique de l’eau, qu’il s’agisse des coûts de production, de distribution, de collecte et de traitement des eaux usées placent en même temps l’eau dans une logique de la production marchande susceptible d’aiguiser les appétits du secteur privé et financier : le cas de la France où l’ensemble du processus est concédé à deux grands groupes privés est éloquent de ce point de vue.

Le débat que cette brochure veut susciter traduit des objectifs fondamentaux de société : une garantie d’accès signifie que l’eau ne peut être l’objet d’une appropriation privée laquelle, par essence, exclut tout consommateur non solvable. Et le problème se pose avec d’autant plus d’acuité que les coûts réels d’exploitation connaissent une croissance importante.

Le contrôle public du secteur considéré selon tous ses segments est donc un objectif essentiel. Ce contrôle public est perpétuellement remis en cause, à commencer au niveau européen puisque la directive sur les services ne considérera pas la distribution d’eau comme un cas d’exception mais devrait être soumise aux règles du marché et de la concurrence.

En Région wallonne, l’essentiel du secteur est resté sous contrôle public. Le débat n’est toutefois pas clos. En effet, deux voies sont possibles : celle d’un financement par l’impôt et d’une mise à disposition de l’eau à l’ensemble de la population et celle de l’application du principe du pollueur- payeur.

Le choix opéré par la Région wallonne et par l’Europe est celui d’inscrire le secteur dans la seconde, une logique de coût-vérité et donc de faire supporter ces coûts par le consommateur. Ce choix permet sans aucun doute d’induire des comportements plus économes en termes d’utilisation de l’eau mais se rapproche d’une logique de marché en ce sens que les risques d’exclusion pour des catégories de personnes peu ou pas solvables sont bien présents. Dès lors, des mécanismes de régulation s’imposent d’un point de vue social.

On mesure bien que le secteur de l’eau est tout à fait emblématique de la problématique du développement durable puisqu’il pose les problèmes en termes économique, social et environnemental. C’est selon ces trois axes en interaction perpétuelle que cette étude veut s’appuyer en vue de fournir les éléments utiles à un débat pour une évolution du secteur de l’eau qui tienne compte d’objectifs égalitaires.

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Sauver notre sécurité sociale!

Date de publication: 
01/04/2005

La réflexion à propos d’un financement alternatif de la sécurité sociale permettant d’apporter des moyens supplémentaires - au-delà des cotisations sociales et de la subvention de l’État -, pour répondre aux besoins générés par l’évolution de la société, date des années ‘70.

En 1993, lorsqu’il vit enfin le jour, ce financement alternatif avait finalement changé d’objet, destiné, non pas à financer de nouveaux besoins mais à compenser la diminution des recettes « classiques ».

Plus de 30 ans se sont écoulés. Les organisations syndicales n’ont cessé de revendiquer un renforcement des moyens pour répondre aux besoins. Des réformes ont été annoncées à diverses reprises pour finalement se résumer à des aménagements successifs en sens divers. Pour la plupart, des mesures « défensives » (limitations des prestations, apport financier non récurrent) visant à juguler des problèmes budgétaires, moyennant quelques avancées ciblées.

En toile de fond cependant, et sans discontinuer, la dérive vers un système de protection universelle minimale, dérive doublée de la privatisation d’une partie de la sécurité sociale…

Choisir la solidarité ou subir la pensée unique

Date de publication: 
01/12/2004

Des choix de société fondamentaux sont à l’agenda politique et social. La gestion des fins de carrière et le financement de la sécurité sociale continueront de marquer les grands rendez-vous des prochaines semaines, des prochains mois, des prochaines années.

Le vieillissement de la population constitue une transformation sociale déterminante dont il faut mesurer les implications avec sérénité et sérieux.

Une analyse fondée sur la réalité conduit à dépasser les discours de panique sur le financement futur des retraites. Toutes les pensions seront payables demain ! Ceux qui prétendent l’inverse, préparent le terrain d’une autre répartition de la richesse qui creuse les inégalités, appauvrit les pauvres et enrichit les riches.

Le vieillissement n’est pas une catastrophe financière comme le clament certains. Il représente au contraire une chance pour la démocratie et pour l’économie. Il est, en tout cas, l’extraordinaire fruit des progrès scientifiques et sociaux pour lesquels le monde ouvrier s’est battu et continue de se battre.

Depuis 1930, la vie a été allongée de 20 ans. Cette conquête ne peut devenir un prétexte à la remise en cause des pensions ou des prépensions.

Pas question, en effet, d’évoluer vers un type de société où la dégradation des revenus des personnes âgées les contraindrait à reprendre le travail pour subsister ou se soigner. Ce « modèle » social n’est pas le nôtre. D’où la nécessité de maintenir la liaison des pensions à l’index et de rétablir une liaison automatique au bien-être, c’est-à-dire à l’évolution du pouvoir d’achat des salaires. D’où l’importance de ne pas toucher aux périodes assimilées (la prise en compte dans le calcul de la pension des périodes de chômage et de maladie sur base du dernier salaire d’activité indexé) qui représentent un des fondements solidaires du régime légal de la pension.

Par ailleurs, tant que des travailleurs seront usés avant l’âge, tant qu’il y aura des licenciements massifs suite à des restructurations ou à des délocalisations visant la seule augmentation des taux du profit, les prépensions seront nécessaires. Les supprimer sans créer d’emplois nouveaux aurait, du reste, pour conséquence de réduire le coût des licenciements sans améliorer le taux d’emploi des personnes âgées pour lequel la Belgique est régulièrement stigmatisée.

Enfin, nous devons constater que le débat sur le coût budgétaire du vieillissement est actuellement miné par des a priori idéologiques néo-libéraux. Devant des choix déterminants pour l’avenir, il convient de remettre les données disponibles en perspective… Pour constater au contraire, qu’il n’y a pas de fatalité et que l’avenir est entre nos mains. Nous devons concrétiser notre choix, celui de la solidarité.

Guide pratique: présentation de la FGTB

Date de publication: 
01/12/2004

En Belgique, les organisations syndicales représentent et défendent plus d’un travailleur sur deux. Elles restent néanmoins mal connues du grand public.

Leurs structures, fruit d’une histoire plus que centenaire, sont complexes et leurs activités réelles souvent ignorées. C’est que l’enseignement fait peu de place à l’histoire sociale et que les médias en forgent une image souvent réduite aux grèves, aux manifestations et actions publiques. Les syndicats sont pourtant des acteurs importants de la démocratie à travers la concertation sociale.

La présente brochure vise à permettre une meilleure connaissance du mouvement syndical en général et de la FGTB wallonne en particulier. Elle s’articule sur deux approches:

  • les différents chapitres décrivent l’histoire, les structures, l’action, les services, les défis et les combats de l’organisation syndicale ;
  • les parties encadrées, infographies et schémas qu’ils contiennent, sont consacrées à l’illustration des luttes menées ou à l’exposé des positions défendues par la FGTB.