La vraie crise reste à venir...

Date de publication: 
01/11/2011
Auteur: 
Bruno Poncelet
Nombre de signes: 
94147

En 1954, l’économiste John Kenneth Galbraith se vit proposer d’écrire un livre sur la crise marchande la plus terrible du XXème siècle : le krach boursier de 1929. Intitulé La crise économique de 1929. Anatomie d’une catastrophe financière, le livre connut un important succès de librairie, les réimpressions se succédant les unes aux autres pendant plusieurs décennies. Non sans humour, Galbraith expliquait (en 1990) les raisons de ce succès jamais démenti : « Chaque fois que les ventes ont fléchi, elles ont été sauvées par une nouvelle crise, souvent nommée « correction technique », à la Bourse des valeurs ou autre enceinte où l’on spécule ».

Une manière de dire que la crise est un phénomène récurrent dans nos sociétés ; elle doit par conséquent pouvoir s’expliquer de façon structurelle. C’est ce que fit notamment Galbraith en publiant - trois ans après le krach boursier de 1987- un court essai intituléBrève histoire de l’euphorie financière. Dans cet ouvrage fortement teinté d’histoire, Galbraith faisait les constats suivants :

  • Les crises spéculatives ne sont pas des phénomènes accidentels ;
  • On ne peut jamais prévoir avec exactitude le moment de leur déclenchement ;
  • Par contre, les facteurs initiant les crises ainsi que leurs conséquences sont, eux, tout à fait prévisibles…

 L'auteur de cette étude commence par les analyses de Galbraith à propos des crises spéculatives, afin de voir si ces analyses s’appliquent également à la crise financière dessubprimede 2007 que Galbraith (mort un an plus tôt) n’a pu connaître.

 Il s'attache ensuite au contexte particulier qui a vu naître la crise dessubprime, dont l’originalité et l’intensité s’expliquent - me semble-t-il - en raison d’une crise insuffisamment perçue, et qui ne cesse pourtant de s’intensifier : la crise de la démocratie.

 Ensuite, il fait un petit détour par la philosophie des sciences pour explorer la « boîte noire » de l’économie, c’est-à-dire ces postulats et biais de départ (qui ne sont plus jamais rappelés aujourd’hui).

L'auteur sera alors en mesure d’aborder une dernière crise, de loin la plus fondamentale d’entre toutes, à savoir la crise de l’environnement. J’expliquerai en quoi les raisonnements économiques sont mal armés pour évaluer et comprendre cette crise, avant d’évoquer certains de ces enjeux et conséquences.

Sa conclusion sera simple : à défaut de trouver rapidement des solutions aux crises de la démocratie et de l’environnement, nous prenons le risque extrême de laisser à une élite mondiale – réseaux politiques internationaux, marchés financiers, multinationales… – ne possédant aucune sagesse ou mémoire historique la possibilité de faire sombrer le monde que nous connaissons dans un chaos aux conséquences imprévisibles.

Contrer la grande régression

Date de publication: 
01/05/2011
Auteur: 
Nicolas Latteur
Nombre de signes: 
71429

Ce texte entend disputer à la pensée dominante sa capacité à interpréter la crise du capitalisme, à mettre en exergue son entrain à convertir en opportunités de son expansion des circonstances de crise qu’il a produites et à dégager des perspectives alternatives.

Il propose de recueillir et d’analyser dans un premier temps les violences sociales dont rendent compte les délégués syndicaux et différents acteurs sociaux lorsqu’ils évoquent les crises (économique, financière, écologique, politique, etc.) et les difficultés d’y faire face.

Il explore ensuite la logique de la configuration de pouvoir néolibérale et s’attache particulièrement à déconstruire la notion de dette publique, les politiques mises en oeuvre pour la gérer et leurs conséquences.

A partir de cette perspective, il tente de dégager une réflexion sur les propositions alternatives et les difficultés stratégiques auxquels sont confrontés les mouvements sociaux et en particulier le mouvement syndical.

Alternance : Etat des lieux 2010 - Communauté française et Région Wallonne

Date de publication: 
23/12/2010
Auteur: 
Isabelle Michel
Nombre de signes: 
62777

La volonté politique de définir un accord de coopération pour :

  • instaurer un statut unique francophone* pour les apprenti-e-s inscrit-e-s lors de leur obligation scolaire dans un Centre de formation PME ou un CEFA,
  • revoir les incitants financiers à l’alternance et
  • recomposer son pilotage

nous a conduit à cette mise à plat plutôt descriptive de la situation de l’apprentissage en alternance en Région wallonne et Communauté française.