L'Europe : paix ou guerre sociale ?

Date de publication: 
01/12/2012
Auteur: 
Bruno Poncelet
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227990

Le 10 décembre 2012, l’Union Européenne a reçu le Prix Nobel de la Paix.

Cette récompense lui a été attribuée pour avoir transformé l’Europe, théâtre de nombreux conflits militaires au cours des siècles, en un continent pacifié. Dès l’origine, le projet européen fut d’apaiser les tensions entre les anciens belligérants de la deuxième guerre mondiale, notamment en proposant aux six pays fondateurs (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas) de lancer un projet commun : la Communauté européenne du Charbon et de l’Acier. Depuis lors, l’Union européenne a énormément évolué, gagné de multiples compétences, et compte aujourd’hui 27 pays membres, au sein desquels aucun conflit majeur n’a été recensé depuis leur adhésion à l’Europe.

Cependant, dès l’annonce officielle du Prix Nobel de la paix pour l’Union européenne, de nombreuses voix se sont élevées pour reprocher un tel choix au Comité Nobel. En effet, l’Union européenne est actuellement le fer de lance de politiques austéritaires combinant l’autorité illégitime (par délégations de pouvoirs à des instances non élues comme la Banque Centrale Européenne) et le développement de plans d’austérité particulièrement draconiens. Bref, si elle instaure peut-être une paix des armes entre ses membres, l’Europe semble également développer une guerre sociale et politique contre une partie de sa propre population.

Qu’en est-il vraiment ?

Pour certains, les politiques d’austérité mises en œuvre par des instances non élues sont antidémocratiques et abjectes. Pour d’autres, la gouvernance économique européenne est confiée à des experts compétents, qui prennent des décisions légitimes et nécessaires pour résoudre l’actuelle crise budgétaire.

Qui croire et qu’en penser ? L’Union européenne promeut-elle une société de paix ? Ou bien est-elle en train de développer une guerre sociale, sans raison valable, frappant directement ses populations ?

Pour répondre à ces questions, nous allons effectuer un retour aux sources. En effet, la crise budgétaire qui secoue l’Europe a une histoire. Elle est le fruit de la crise financière qui a éclaté aux Etats-Unis en 2007, et s’est propagée dans le reste du monde en 2008. Mais d’où vient cette crise financière? Et qu’est-ce qui l’a fait naître ?

C’est par cette question que nous allons débuter notre enquête, en revenant sur les évolutions politiques dans la régulation et l’encadrement légal du monde bancaire.

Que faire avec les agences de notation?

Date de publication: 
01/06/2012
Auteur: 
Olivier Bonfond
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Après un bref historique, cette étude s'interroge sur le rôle et l'influence des agences de notation, organismes qui font régulièrement la une des journaux depuis le début de la crise.

Cette étude fait état des principales critiques que l'on peut formuler à l'égard de ces agences et s'interroge sur leur contrôle dans un système capitaliste débridé.

Enfin, l'auteur fait part d'une série de revendication pour contrer ce système et évoque la diminution de la dépendance, des Etats notamment, aux marchés financiers.

La vraie crise reste à venir...

Date de publication: 
01/11/2011
Auteur: 
Bruno Poncelet
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94147

En 1954, l’économiste John Kenneth Galbraith se vit proposer d’écrire un livre sur la crise marchande la plus terrible du XXème siècle : le krach boursier de 1929. Intitulé La crise économique de 1929. Anatomie d’une catastrophe financière, le livre connut un important succès de librairie, les réimpressions se succédant les unes aux autres pendant plusieurs décennies. Non sans humour, Galbraith expliquait (en 1990) les raisons de ce succès jamais démenti : « Chaque fois que les ventes ont fléchi, elles ont été sauvées par une nouvelle crise, souvent nommée « correction technique », à la Bourse des valeurs ou autre enceinte où l’on spécule ».

Une manière de dire que la crise est un phénomène récurrent dans nos sociétés ; elle doit par conséquent pouvoir s’expliquer de façon structurelle. C’est ce que fit notamment Galbraith en publiant - trois ans après le krach boursier de 1987- un court essai intituléBrève histoire de l’euphorie financière. Dans cet ouvrage fortement teinté d’histoire, Galbraith faisait les constats suivants :

  • Les crises spéculatives ne sont pas des phénomènes accidentels ;
  • On ne peut jamais prévoir avec exactitude le moment de leur déclenchement ;
  • Par contre, les facteurs initiant les crises ainsi que leurs conséquences sont, eux, tout à fait prévisibles…

 L'auteur de cette étude commence par les analyses de Galbraith à propos des crises spéculatives, afin de voir si ces analyses s’appliquent également à la crise financière dessubprimede 2007 que Galbraith (mort un an plus tôt) n’a pu connaître.

 Il s'attache ensuite au contexte particulier qui a vu naître la crise dessubprime, dont l’originalité et l’intensité s’expliquent - me semble-t-il - en raison d’une crise insuffisamment perçue, et qui ne cesse pourtant de s’intensifier : la crise de la démocratie.

 Ensuite, il fait un petit détour par la philosophie des sciences pour explorer la « boîte noire » de l’économie, c’est-à-dire ces postulats et biais de départ (qui ne sont plus jamais rappelés aujourd’hui).

L'auteur sera alors en mesure d’aborder une dernière crise, de loin la plus fondamentale d’entre toutes, à savoir la crise de l’environnement. J’expliquerai en quoi les raisonnements économiques sont mal armés pour évaluer et comprendre cette crise, avant d’évoquer certains de ces enjeux et conséquences.

Sa conclusion sera simple : à défaut de trouver rapidement des solutions aux crises de la démocratie et de l’environnement, nous prenons le risque extrême de laisser à une élite mondiale – réseaux politiques internationaux, marchés financiers, multinationales… – ne possédant aucune sagesse ou mémoire historique la possibilité de faire sombrer le monde que nous connaissons dans un chaos aux conséquences imprévisibles.

Contrer la grande régression

Date de publication: 
01/05/2011
Auteur: 
Nicolas Latteur
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71429

Ce texte entend disputer à la pensée dominante sa capacité à interpréter la crise du capitalisme, à mettre en exergue son entrain à convertir en opportunités de son expansion des circonstances de crise qu’il a produites et à dégager des perspectives alternatives.

Il propose de recueillir et d’analyser dans un premier temps les violences sociales dont rendent compte les délégués syndicaux et différents acteurs sociaux lorsqu’ils évoquent les crises (économique, financière, écologique, politique, etc.) et les difficultés d’y faire face.

Il explore ensuite la logique de la configuration de pouvoir néolibérale et s’attache particulièrement à déconstruire la notion de dette publique, les politiques mises en oeuvre pour la gérer et leurs conséquences.

A partir de cette perspective, il tente de dégager une réflexion sur les propositions alternatives et les difficultés stratégiques auxquels sont confrontés les mouvements sociaux et en particulier le mouvement syndical.

Alternance : Etat des lieux 2010 - Communauté française et Région Wallonne

Date de publication: 
23/12/2010
Auteur: 
Isabelle Michel
Nombre de signes: 
62777

La volonté politique de définir un accord de coopération pour :

  • instaurer un statut unique francophone* pour les apprenti-e-s inscrit-e-s lors de leur obligation scolaire dans un Centre de formation PME ou un CEFA,
  • revoir les incitants financiers à l’alternance et
  • recomposer son pilotage

nous a conduit à cette mise à plat plutôt descriptive de la situation de l’apprentissage en alternance en Région wallonne et Communauté française.