Date de publication: 
09/03/2020
Auteur: 
Bruno Poncelet
Nombre de signes: 
14370

Il est des jours où la justice est belle.

Le 21 février 2019, la mairie de Lyon (dirigée par un membre du parti majoritaire national En marche) est investie par un groupe de militants pacifistes accompagnés de caméras de télévision. Ces militants veulent interpeller le pouvoir politique sur la question climatique : alors que les dirigeants français se sont engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre, leur inertie est à peu près totale en la matière. Pour consommer ce divorce entre promesses officielles et décisions concrètes, c’est dans la salle des mariages que les militants décrochent le solennel portrait du président de la République, puis l’emportent avec eux en quittant les lieux. Depuis, celui-ci refait occasionnellement surface lors de manifestations climatiques où il est brandi pour dénoncer l’inaction du gouvernement français, incarné par le président Emmanuel Macron.

L’affaire aurait pu en rester là, mais voilà que la mairie de Lyon porte plainte pour « vol en réunion » du portrait présidentiel (...)